L'économie du Surinam
L'économie du Surinam repose sur les ressources du sous-sol, l'agriculture de la plaine côtière et un secteur des services concentré à Paramaribo. L'or, la bauxite et le pétrole ont porté l'essentiel des exportations depuis le milieu du XXe siècle. Cette spécialisation rend les recettes publiques sensibles aux cours mondiaux. Le secteur informel occupe une part importante de l'activité.
Structure de l'activité
Les industries extractives fournissent la majeure partie des devises. L'agriculture emploie une part notable de la population active, avec le riz de Nickerie, la banane, les agrumes et la crevette. Les services, le commerce et l'administration concentrent l'emploi urbain. L'industrie de transformation reste limitée.
Une économie exposée
La dépendance aux matières premières expose le pays aux retournements de prix. La fermeture d'activités liées à l'alumine a illustré cette fragilité. Les découvertes pétrolières au large de la côte ouvrent une perspective nouvelle, dont la portée dépendra des choix d'investissement et de gestion des recettes.
Economie informelle
L'orpaillage artisanal, le commerce transfrontalier et une partie des services échappent à l'enregistrement. Les estimations courantes situent cette économie non déclarée autour du tiers de l'activité totale. Elle soulève des questions fiscales, environnementales et sanitaires, en particulier pour l'usage du mercure dans les placers.