La scène politique surinamaise
Les partis surinamais se sont construits à partir des grandes communautés du pays. Le mode de scrutin proportionnel par district conduit à des assemblées fragmentées et à des gouvernements de coalition. Les alliances se recomposent fréquemment d'un scrutin à l'autre. Le débat public porte sur la gestion des ressources, l'emploi et la mémoire des années 1980.
Les formations historiques
Le Parti national du Surinam, d'ancrage créole, et le Parti progressiste de la réforme, d'ancrage hindoustani, sont les deux plus anciennes organisations. Le Pertjajah Luhur représente une part de l'électorat javanais. Ces partis ont alterné au pouvoir, le plus souvent au sein de coalitions.
Les formations issues de la période militaire
Le Parti national démocratique s'est constitué autour des acteurs du régime installé en 1980 et a gouverné à plusieurs reprises après le retour aux urnes. Des partis issus des mouvements de l'intérieur représentent les populations marronnes. Cette génération de formations a durablement modifié le paysage.
Logique des coalitions
Aucun parti n'atteint seul la majorité des deux tiers nécessaire à l'élection présidentielle à l'Assemblée. Les négociations qui suivent les législatives déterminent donc la composition de l'exécutif. Les équilibres entre communautés prèsent dans la répartition des portefeuilles.
Enjeux récurrents
La répartition des revenus miniers et pétroliers, la dette publique, l'état des services publics et les droits fonciers des communautés de l'intérieur structurent les campagnes. Le procès des exécutions de décembre 1982 a occupé une place durable dans la vie politique.