Les libertés publiques au Surinam

La constitution surinamaise garantit les libertés d'expression, de réunion, d'association et de religion. Le pays est partie aux principaux instruments internationaux de protection des droits humains. Les élections se tiennent à intervalle régulier et donnent lieu à des alternances. Les points de tension concernent surtout la justice, les conditions de détention et les droits fonciers des peuples de l'intérieur.

Cadre constitutionnel

Le chapitre consacré aux droits fondamentaux énonce l'égalité devant la loi et interdit les discriminations. Le recours au juge est ouvert contre les actes de l'administration. Un médiateur et des commissions parlementaires complètent ces garanties.

Expression et presse

La presse écrite et les radios fonctionnent sans régime d'autorisation préalable. Les organisations professionnelles signalent des pressions économiques plutôt que des interdictions formelles. Le débat contradictoire est présent dans les médias et sur les réseaux sociaux.

Justice et détention

La lenteur des procédures et la surpopulation carcérale sont régulièrement relevées par les rapports internationaux. L'accès à un avocat est prévu par la loi. Le traitement judiciaire des violences de la période militaire a fait l'objet de controverses sur l'indépendance des juridictions.

Droits des peuples de l'intérieur

Les communautés marronnes et amérindiennes ne disposent pas d'un titre collectif reconnu sur leurs terres. La Cour interaméricaine des droits de l'homme a rendu plusieurs décisions sur ce point, dont l'arrêt relatif au peuple saramaka. La mise en conformité du droit interne reste une question ouverte.