Les relations extérieures du Surinam

La politique extérieure du Surinam combine un ancrage caraïbe, un lien historique avec les Pays-Bas et une ouverture vers les grands partenaires asiatiques et américains. Le pays appartient à la Communauté caraïbe et à plusieurs organisations régionales. Deux différends frontaliers anciens subsistent avec le Guyana et avec la Guyane française. Les ressources du sous-sol orientent une part des relations bilatérales.

Appartenances régionales

Le Surinam est membre de la Communauté caraïbe depuis 1995, ce qui l'inscrit dans un marché et une économie uniques en construction. Il participe à l'Organisation des Etats américains et à l'Association des Etats de la Caraïbe. Son adhésion à l'Organisation de la coopération islamique reflète la place de l'islam dans sa population.

Relations avec les Pays-Bas

Les liens avec l'ancienne puissance coloniale restent étroits, du fait de la diaspora, de la langue et des échanges universitaires. La coopération au développement a connu des interruptions liées à des désaccords politiques. Les transferts financiers des familles installées aux Pays-Bas constituent un flux régulier.

Voisins immédiats

Le différend avec le Guyana porte sur la région du Tigri, au sud-ouest, et a donné lieu à un arbitrage maritime réglé en 2007. Avec la France, la question concerne le tracé du haut Marowijne. Les échanges avec la Guyane française se font surtout par le bac d'Albina et par des circulations informelles.

Autres partenaires

La Chine est présente dans les travaux publics et le commerce, et une communauté chinoise ancienne facilite ces échanges. L'Inde entretient des relations suivies avec le pays en raison de la population d'origine indienne. Les compagnies nord-américaines et européennes interviennent dans l'exploration pétrolière au large de la côte.