Valeurs et vie sociale au Surinam

La société surinamaise s'organise autour de communautés qui conservent chacune leurs usages. La coexistence religieuse y est ancienne et visible dans l'espace urbain. La famille étendue et le voisinage jouent un rôle important dans l'entraide. Les rapports sociaux restent marqués par l'héritage de la plantation et par les migrations successives.

Pluralisme religieux

Le christianisme, l'hindouisme et l'islam sont pratiqués en proportions significatives. A Paramaribo, une synagogue et une mosquée sont voisines sur la Keizerstraat. Les religions marronnes et amérindiennes, fondées sur le culte des ancêtres et des esprits, restent vivantes dans l'intérieur. Les fêtes des différentes confessions figurent au calendrier officiel.

Famille et solidarités

Les ménages réunissent souvent plusieurs générations. Les transferts d'argent envoyés par les parents installés aux Pays-Bas complètent les revenus de nombreuses familles. Dans les villages de l'intérieur, la parenté matrilinéaire structure l'accès à la terre chez plusieurs groupes marrons.

Rapports entre communautés

La vie politique s'est longtemps organisée sur une base ethnique, chaque grand groupe disposant de ses partis. Les mariages entre communautés progressent, surtout en ville. Le sranan tongo et la cuisine constituent les deux terrains où les échanges sont les plus nets.

Usages quotidiens

Le vouvoiement et les formules de politesse sont attendus dans les relations formelles. Les horaires de travail commencent tôt, en raison de la chaleur de l'après-midi. Le dimanche et les jours de fête religieuse sont consacrés à la famille.