La peinture et les arts visuels au Surinam
Les arts visuels surinamais se sont développés à partir du XIXe siècle avec les peintres de paysage et les graveurs de la période coloniale. Le XXe siècle voit apparaître une génération d'artistes formés aux Pays-Bas qui cherchent des sujets locaux. Les motifs marrons et amérindiens nourrissent une part de la création contemporaine. Paramaribo concentre les lieux d'exposition.
Les précurseurs
Les premières représentations du pays sont l'oeuvre de voyageurs et de naturalistes européens. Les planches de Maria Sibylla Merian sur les insectes du Surinam, publiées en 1705, comptent parmi les plus connues. Les aquarelles de plantations du XIXe siècle documentent l'organisation du territoire.
L'école moderne
Au milieu du XXe siècle, des peintres comme Nola Hatterman, installée à Paramaribo, forment une génération locale et prennent pour sujet la vie quotidienne et les visages du pays. L'institut d'art qui porte son nom a accueilli de nombreux artistes. Erwin de Vries, peintre et sculpteur, a réalisé des oeuvres publiques des deux côtés de l'Atlantique, dont un monument sur l'esclavage à Amsterdam.
Motifs et matériaux
Les sculptures sur bois marronnes, aux entrelacs géométriques, influencent le graphisme et le design. Les scènes de marché, de fleuve et de forêt restent des sujets fréquents. L'abstraction et la photographie occupent une place croissante chez les artistes des dernières générations.
Lieux d'exposition
Le musée du Surinam, installé au fort Zeelandia, présente des collections historiques et des expositions temporaires. Des galeries privées et des centres culturels complètent l'offre dans la capitale. Les instituts culturels étrangers organisent également des manifestations.