La musique du Surinam
La musique surinamaise reflète la diversité des populations du pays. Les genres créoles, marrons, indiens et javanais coexistent et se mélangent. Les percussions tiennent une place centrale dans les répertoires d'origine africaine. La diaspora installée aux Pays-Bas a joué un rôle important dans la diffusion de ces musiques.
Le kaseko
Le kaseko est né sur la côte de la rencontre entre les rythmes créoles, les fanfares et la musique populaire caraïbe. Il associe cuivres, guitare, basse et percussions, avec des textes en sranan tongo. Il reste le genre le plus identifié au pays.
Le kawina et les musiques marronnes
Le kawina repose sur un ensemble de tambours et sur un chant responsorial. Il accompagne les fêtes, les veillées et les cérémonies. Les répertoires marrons, comme l'aleke chez les Ndyuka, prolongent cette tradition avec des formations plus récentes.
Les apports indiens et javanais
Le baithak gana, chanté en sarnami, accompagne les réunions hindoustanies avec harmonium, dholak et dhantal. Le gamelan javanais est pratiqué dans les villages du district de Commewijne et lors des cérémonies. La pop indienne et les musiques de films trouvent également un large public.
Scène contemporaine
Les artistes surinamais travaillent souvent entre Paramaribo et Amsterdam. Le kaseko a croisé le reggae, le dancehall et le hip-hop. Les fêtes nationales et les carnavals urbains offrent les principales scènes du pays.