La littérature du Surinam

La littérature surinamaise s'écrit principalement en néerlandais, mais aussi en sranan tongo et en sarnami. Elle traite de l'esclavage, de l'engagisme, de l'exil et de la construction nationale. Une part importante de la production paraît aux Pays-Bas. La tradition orale marronne et amérindienne en constitue le fonds le plus ancien.

Les fondateurs

Albert Helman, pseudonyme de Lou Lichtveld, a ouvert la voie au roman surinamais avec Mon coeur de pierre et plusieurs essais historiques. Le poète Henri Frans de Ziel, dit Trefossa, a donné au sranan tongo un statut littéraire et a écrit la strophe nationale de l'hymne. Edgar Cairo a travaillé la langue parlée dans une oeuvre romanesque et théâtrale abondante.

Les auteurs contemporains

Astrid Roemer a construit une oeuvre romanesque sur la mémoire coloniale et l'exil, couronnée par des prix néerlandais majeurs. Cynthia McLeod a porté le roman historique sur les plantations et la société de Paramaribo. Bea Vianen et Ellen Ombre ont exploré la condition des femmes et le départ vers l'Europe.

Oralité et langues

Les contes anansi, hérités d'Afrique de l'Ouest, circulent en sranan tongo et dans les langues marronnes. Les récits amérindiens se transmettent en kalina, en trio et en wayana. La poésie en sarnami s'est développée à partir des années 1970.

Edition et diffusion

Le marché intérieur du livre reste étroit, ce qui conduit de nombreux auteurs à publier à Amsterdam. Les bibliothèques publiques et les concours scolaires soutiennent la lecture. Des revues et des maisons d'édition locales assurent une production régulière à Paramaribo.