Histoire du Surinam

Le territoire du Surinam a été peuplé par des groupes amérindiens bien avant l'arrivée des Européens. Les Anglais, puis les Néerlandais, y ont installé une économie de plantation fondée sur l'esclavage. L'abolition de 1863 a été suivie par l'importation de travailleurs sous contrat venus d'Asie. L'indépendance a été proclamée en 1975.

Avant la colonisation

Les Kalina, les Lokono et d'autres groupes occupaient la plaine côtière et les rives des fleuves. Leur économie reposait sur l'abattis, la pêche et la chasse. Les premiers contacts avec les navigateurs européens datent du XVIe siècle.

La période des plantations

Une colonie anglaise est fondée en 1650 sur le fleuve Suriname. Le traité de Breda de 1667 la transfère aux Provinces-Unies, en échange de la Nouvelle-Amsterdam. La société de Surinam, puis l'Etat néerlandais, développent la canne à sucre, le café et le cacao. Des dizaines de milliers d'Africains sont déportés pour y travailler. Les fuites vers la forêt donnent naissance aux communautés marronnes, qui obtiennent des traités de paix au XVIIIe siècle.

Après l'abolition

L'esclavage est aboli le 1er juillet 1863, avec une période de tutelle de dix ans. Les planteurs recrutent alors des travailleurs sous contrat en Inde britannique à partir de 1873, puis à Java à partir de 1890. Cette politique fixe la composition actuelle de la population. La bauxite devient la première ressource d'exportation au XXe siècle.

De l'autonomie à la république

Le Surinam obtient l'autonomie interne au sein du royaume des Pays-Bas en 1954. L'indépendance est proclamée le 25 novembre 1975 et s'accompagne d'un départ massif vers les Pays-Bas. Un coup d'Etat militaire intervient en 1980 et ouvre une période autoritaire, marquée par les exécutions de décembre 1982 et par une guerre civile dans l'intérieur à la fin de la décennie. Le retour à un régime constitutionnel s'opère à partir de 1987 et se confirme dans les années 1990.