L'artisanat du Surinam

L'artisanat surinamais se partage entre les productions marronnes, amérindiennes et urbaines. Le bois, la vannerie et le textile en constituent les trois domaines principaux. Les objets servent à la vie quotidienne autant qu'aux échanges rituels. Les marchés de Paramaribo en assurent la diffusion.

La sculpture marronne

Les hommes marrons sculptent des bancs, des pagaies, des linteaux et des peignes couverts de motifs géométriques entrelacés. Ces dessins, nommés tembe, portent des significations liées à la parenté et aux relations personnelles. Le travail du bois reste associé à des règles de transmission au sein des clans.

Vannerie et poterie amérindiennes

Les communautés kalina et lokono produisent des paniers, des tamis et des presses à manioc en fibres tressées. La poterie utilitaire accompagne la préparation du cassave. Ces techniques se transmettent dans le cadre familial.

Textiles

Le pangi, pièce de tissu coloré portée nouée, est associé aux femmes marronnes. Le koto et l'angisa, coiffe de tissu plié, relèvent de la tradition créole et se portent lors des fêtes. Les pliages de l'angisa transmettent des messages codés.

Commercialisation

Le marché central et les échoppes du centre de Paramaribo vendent une part de cette production. Des coopératives villageoises organisent la vente directe dans l'intérieur. La demande touristique soutient certaines fabrications, au risque d'une standardisation des motifs.